Je suis fasciné par des technologies créatives,

j’essaye de m’y familiariser au fur et à mesure qu’elles se développent. Read this page in English

Que diable veut-on nous dire par cela?
Quand Adobe vous dit quelque chose, c’est juste «parce que»!

J’ai pris des photos de vacances en Italie avec mes grands-parents qui impressionnaient tellement les adultes que ça a encouragé mon intérêt dans la photographie. Comme il se doit bien, la société italienne Ferrania, qui était le dernier fabricant du film 126, en a terminé sa production en 2008.

Le Kodak X-15, un cadeau de Noël en 1973, prenait des photos carrées à 27 mm sur du film 126.

J’ai mis quelques mois pour me rendre compte que la seule vitesse d’obturation que faisait l’appareil est d’un 30è de seconde, une fois que j’ai compris, j’ai pu prendre des photos nettes assez souvent.

Le Kodak Pony II, mon premier appareil photo 24x36 mm. Je me souviens d’avoir payé cinq dollars pour cet appareil photo entrée de gamme de 1957 dans un marché aux puces en 1975. Parce qu’il n’avait pas de cellule ou de télémètre, je devais deviner l’exposition et la distance.

Sears n’a jamais fabriqué leurs propres appareils, ils ont mis leur marque sur l’appareil allemand Bolta/Photavit Photina en 1955. Malgré une finition très cheap, il faisait des photos très nettes grâce à son optique allemande.

Le Sears Tower Reflex, mon premier appareil moyen format que j’ai acheté à huit dollars au même marché aux puces en 1976, avec lequel je devais toujours deviner l’exposition et la distance.

Grande innovation allemande: le mesure d’exposition à pleine ouverture, de meilleur chargement de film, un déclencheur ergonomique, tout cela entravé par l’idéologie communiste.

Le Praktica LLC, mon premier reflex 35 mm, que j’ai acheté en 1977 à 100 dollars, comprenait ma première cellule, et je n’avais plus à deviner la distance.

Enfin, j’avais atteint les hautes sphères de la technologie et de la qualité japonaise.

Le Nikon FM, mon premier Nikon, que j’ai acheté dès que je pouvais aborder les 200 dollars en 1981. La cellule de l’appareil photo est tellement facile à utiliser que souvent j’oubliais que l’exposition automatique ne figurait pas parmi ses caractéristiques.

Un nirvana de matériel photographique, utilisé par Buzz Aldrin et Neil Armstrong sur la lune, le 20 juillet 1969.

Le Hasselblad 500C, mon deuxième appareil 6x6 cm, acheté en 1984. L’appareil n’a pas de cellule, donc je prenais la mesure d’exposition soit avec mon Nikon, soit je devinais l’exposition comme je faisais en petite adolescence.

Le Nikon F70, un appareil entrée/moyenne gamme de la fin des années 1990 fait de la mise au point automatique, mais si mal que je ne l’ai jamais utilisé. Heureusement, la mise au point manuelle est très facile car l’appareil dispose d’un excellent viseur.

Le Nikon F70 que j’ai acheté en 1999, mon premier appareil qui fait exposition automatique tellement bien, que je l’ai adorée toute de suite. J’étais stupéfait de voir à quel point l’exposition flash automatique à travers l’objectif est précise chez Nikon.

Le scanner à film m’a permis de passer directement du film à un fichier image, ce qui élimine la nécessité de faire un tirage à l’agrandisseur d’abord.

Le Nikon Coolscan IV, mon «premier appareil photo numérique», scanne des diapositives et des négatifs à 11 mégapixels. Il a vite remplacé mon agrandisseur et la chambre noire.

Le Nikon F4, utilisé pour des prises de vue sur la navette spatiale en septembre 1991.

Le Nikon F4, l’appareil haut gamme, dernier cri de Nikon de 1986–1996, un appareil que j’ai acheté en juillet 2006. Un viseur poitrine peut être utilisé avec cet appareil photo, rappelant le Hasselblad, très pratique pour les intérieurs et la photographie naturelle.

Il est important de garder à l’esprit qu’un appareil numérique est un appareil dans lequel le fabricant a mis un scanner derrière l’objectif.

Le Nikon Coolscan V, le rêve d’un scanner à film, qui fait des scans de 20 mégapixels de mes négatifs et diapositives.

Ce qui m’a convaincu, c’est sa résolution de 12 mégapixels, Live View, ses meilleures performances aux hautes sensibilités, et le fait que, faisant parti de la quatrième génération de reflex numérique de Nikon, il s’agit d’un appareil numérique qui a pris de l’âge.

Le Nikon D90. Enfin, j’ai sauté le pas et acheté mon premier reflex numérique en décembre 2008. Il est impressionnant et amusant de voir l’évolution de la qualité et finition de mon matériel du sommet jusqu’au pied de cette colonne.

Mes avis sur l’Internet et le World Wide Web sont forts et divergents. Beaucoup de sites sont pleins d’effets spéciaux gratuits et des publicités, mais rien n’empêche les gens de diffuser du travail créatif de bonne qualité sur le Web. Mon site web est un espace d’exposition permanent que je peux mettre à jour au fur et à mesure que mon travail évolue. Le Web représente une sorte de démocratisation de la publication, comme l’avènement de la PAO à la fin des années 1980.

L’expression «art généré par ordinateur» implique d’aller au delà des possibilités de la photographie, du dessin, de la peinture et du film; et de mélanger des images, des médias, et de produire des images qui sont, dans le domaine des ordinateurs, «organiques», qui n’ont jamais été touchées par la main humaine. Bien que j’admire ces nouvelles possibilités, je m’en sers rarement, seulement comme divertissement créatif. J’utilise des ordinateurs pour diffuser mes images d’une manière que je n’aurais jamais pu avant, et pour améliorer mes photographies comme je n’aurais jamais pu dans une chambre noire. Vous pouvez regarder un exemple de l’avant et l’après d’une image sur comment je l’ai sauvée en la modifiant avec Adobe Photoshop.

Ce n’est pas forcément une modification pour la meilleure… dans trente ans quelqu’un pourrait tout à fait aimer cette photo parce qu’il y a un camion Chevrolet des années 1990.
Le passage d’un camion de remorquage améliore une photo à Northampton. Survolez cette photo et voyez le camion disparaître; voir cet exemple en plus grand.

L’avènement de l’ère numérique

Évidemment, «numérique» dans la photographie numérique veut dire l’ordinateur. Jusqu’au début des années 1990, les gens vous donnaient un drôle de regarde si on disait que les ordinateurs avaient quelque chose à voir avec la photographie. Dans les années 1980, les ordinateurs ne m’intéressaient pas du tout, parce qu’ils étaient au mieux des machines à écrire numériques. Qu’on le veuille ou non, l’interface principale est et sera pendant longtemps le clavier. Heureusement, j’ai appris à taper comme un dactylo au lycée sur des machines à écrire électriques, et je ne l’ai jamais oublié. Le premier ordinateur qui m’intéressait fut le Mac Plus en 1989, parce que j’ai vu qu’on pouvait faire toute sorte de choses géniales, comme le graphisme et la mise en page, bien que le traitement d’image fût impossible parce qu’il n’a affiché qu’un écran noir et blanc, sans les valeurs du gris.

La photographie numérique: la numérisation des tirages en noir et blanc

Quelques années plus tard, je scannais mes tirages en noir et blanc avec les scanners à plat, et j’améliorais les scans afin de les préparer pour l’impression dans des bulletins, revues, livres, etc. Je préférais largement éliminer les poussières et les rayures à la souris au lieu du pinceau triple zéro et des encres Spotone™, et j’ai vu que je pouvais remanier la luminosité et le contraste, région par région.

La photographie numérique: la numérisation de négatifs et de diapositives en couleurs

Dans le milieu des années 1990, j’ai commencé à travailler en couleur numérique, sur des scans de diapositives et de négatifs. À l’époque les scanners à film étaient trop chers, à deux ou trois mille dollars, et les ordinateurs n’étaient pas assez performants pour le traitement d’image à haute résolution en couleurs. Cela a changé un peu après le millénaire, j’ai acheté un iMac et un film à scanner Nikon Coolscan IV en février 2001. Quelques mois plus tard, j’ai vendu mon agrandisseur et tout mon matériel chambre noire parce que je ne m’en servais plus.

Avec un scanner et un logiciel de retouche d’image, je pouvais faire des tirages de bien meilleure qualité par rapport à ce que je faisais avec un agrandisseur dans la chambre noire. De plus, les technologies informatiques me permettaient de faire mes propres tirages en couleurs, quelque chose que j’avais fait très rarement dans une chambre noire, parce que c’est lent, fatiguant et cher. Et la photographie numérique doit être plus douce pour l’environnement que la chambre noire.

Me voici en train de m’amuser devant l’église Saint-Sulpice Church lors d’un stage photo un jour ensoleilé.
David Henry en train de photographier la fontaine «des quatre points cardinaux» devant l’église Saint-Sulpice Church à Paris, le 18 septembre 2006. —photo par Linda Schenck.

Les premiers reflex numériques «raisonnables» sont sortis en 2003, à six mégapixels, coûtant deux ou trois mille dollars. Je les considérais comme des jouets, parce que mon scanner à film Nikon faisait 11 mégapixels et coutait la moitié. Les appareils photo numériques avaient beaucoup de chemin à faire avant de rivaliser le prix, la facilité d’utilisation et de stockage du film argentique.

La photographie numérique commençait à sortir de son adolescence en 2005, il y avait des appareils à 12 mégapixels, indisponibles à tout prix auparavant, mais ils étaient toujours deux ou trois fois plus chers que mon scanner. Les appareils photo numériques de l’époque ne donnaient pas autant de latitude d’exposition par rapport aux films négatifs en couleurs. J’avais peur d’être déçu en achetant un appareil à 12 mégapixels; quand on dépense des milliers d’euros, c’est pour obtenir autant de qualité, et non pas moins par rapport à ce qu’on a déjà.

Vers 2004–2008, les gens me prenaient parfois pour une snob de résolution/définition quand j’expliquais pourquoi je ne voulais pas acheter un appareil numérique. Au fait, le format 24x36 mm n’est pas si terrible que ça déjà, jusqu’en 1996, j’ai eu un Hasselblad, un appareil moyen format qui faisait des photos tellement nettes que des tirages à 20x30 cm étaient frustrants, en général, je voulais tirer les photos de l’Hasselblad plus grand pour voir tous les détails.

Jusqu’à la fin de 2008, ma façon de faire la photographie numérique était un hybride des «meilleur des deux mondes», la prise de vue en argentique, et la numérisation des négatifs avec mon scanner à film Nikon, dont le premier que j’ai acheté en 2001. Je vais toujours garder un tel scanner car il me permet de scanner les négatifs et diapositives tenus dans mes archives que j’ai pris au fil des décennies.

J’enseigne la photographie presque tous les jours depuis janvier 2006, ce qui m’a permis de connaître très bien les appareils numériques, le Canon EOS 350 et le Nikon D70 d’abord, puis le 400d et le D80 et D200, etc. Les gens m’envoyaient parfois des photos que j’avais prises avec leurs appareils, et dont j’étais rarement impressionné. Les photos prises avec des Nikon semblaient assez nettes, mais mon scanner faisait toujours deux fois plus de résolution, tandis que les images des réflex Canon avaient franchement un côté «barbouillage à la maternelle».

En 2007 les appareils à 10 mégapixels sont devenus communs et abordables: le Canon EOS 400, le Nikon D80, D200, etc. J’ai vendu mon scanner à film en avril 2007, le jour même, j’ai acheté la version actuelle, le Coolscan V, qui fait des fichiers de 20 mégapixels.

La photo 100% numérique; avec un appareil photo numérique

Au printemps de 2008, je me suis rendu compte que les appareils à 10 mégapixels étaient capables de donner autant de définition par rapport à un scan d’un négatif à 20 mégapixels. J’ai commencé à avoir envie d’en acheter un mais je voulais obtenir un «petit plus» de technologie et des fonctions avant d’investir. Cela est venu quand la visée en direct «Live View» et de meilleures performances aux hautes sensibilités sont devenues communes.

J’ai acheté un Nikon D90 en décembre 2008 et je me sentais comme un Scientologue qui venait de se faire opérer l’appendice. Naturellement, j’ai fait la comparaison argentique/numérique peu de temps après: j’ai pris exactement la même photo d’une façade de bâtiment en briques avec le même objectif zoom, d’abord avec mon Nikon F4 avec un film ISO 160 Kodak Portra (qui aurait le grain de pellicule le plus fin à ce jour), puis une autre photo, moins zoomée pour obtenir la même couverture sur le petit capteur du D90. Je n’étais pas si surpris de voir que les briques dans l’image numérique étaient un peu mieux définies par rapport au scan du négatif que j’avais scanné à 4000 dpi.

Qu’est-ce que la photographie numérique? Qu’est-ce qu’elle n’est pas?

Ça me gène quand les gens sont tellement sûrs que la photo numérique veut dire un appareil photo numérique. Pour moi, le passage au numérique s’est fait en douceur depuis les années 1990, du noir et blanc avec un scanner à plat, en couleurs avec un scanner à film, au numérique 100% avec un appareil photo numérique. Quelqu’un m’a demandé un jour: «Comment est-ce qu’on faisait Photoshop avant qu’il y avait des appareils numériques?». J’ai répondu: «Oh, il y a des scanners…», et un regard un peu ennuyé traversait son visage. En 2002 et 2003, les gens m’écrivaient pour demander si j’avais un appareil numérique, je répondais en disant: «Non, c’est juste que je maîtrise très bien Photoshop.» Un ou deux ans plus tard, j’imagine qu’ils pensaient qu’évidemment j’avais un appareil numérique. À ce jour, au moins 90% des photos sur mon site web sont celles que j’ai prises en argentique.

Qu’est-ce qu’un appareil photo numérique?

C’est un appareil dans lequel le fabricant a mis un scanner derrière l’objectif, sauf qu’on dit plutôt capteur, non pas scanner. Prendre des photos avec un appareil photo numérique est un peu comme prendre des photos avec un scanner; de nombreux réglages dans les menus d’un appareil se trouvent aussi dans un logiciel de scannerisation: le contraste, la balance des blancs, la saturation, la netteté, le gain (sensibilité), etc. Ainsi, il n’y avait pas de mystère pour moi la première fois que j’ai vu un appareil photo numérique en 2002, après tout pas beaucoup de choses a changé dans la photo, ƒ8 sera toujours ƒ8, un 500è de une seconde sera toujours un demi millième de seconde, et ASA 100 est toujours ISO 100.

Jusqu’à la fin de 2008, mon scanner était à côté de mon ordinateur, et non pas dans mon appareil photo. Pour le mieux, parce que je peux faire des tirages à 40x60 cm sans gonfler la résolution, et je peux faire des tirages qui gardent des détails dans les hautes lumières les plus claires et dans les basses lumières les plus sombres, sans avoir à prendre plusieurs photos et faire recours au «HDR».

Les 20 mégapixels que fait mon scanner à film peuvent être considérés comme du «sur échantillonnage», et mon Nikon 12 mégapixels capte un peu plus de détails par rapport à un scan d’un négatif 24x36 mm à 20 mégapixels. Donc, mon D90 fait des images plus nettes que mon F4 avec le film Kodak Portra et le même objectif—c’est très bien, seulement si j’avais une commande pour prendre des photos pour des tirages énormes, je serais plus susceptible de les prendre en argentique:

Regardez un panorama du Grand Foyer de l’Opéra Garnier à Paris, imprimé à 11x36 mètres pour voir un exemple d’un projet photo que je préfère ne pas faire en numérique pour le moment.

Des liens utiles:

  • Pixelistes: articles, testes et des forums de discussion des adeptes de Nikon.
  • Nikon Passion: un autre site pour des amateurs de Nikon.
  • EOS Numérique: un site pour des fans des Canon.
  • Négatif Plus: un très bon labo professionnel à Paris qui fait aussi bien l’argentique et le numérique.
  • Argus Photo: petites annonces du matériel photo.
  • Photo Zone: des articles test sur le matériel photo, des objectifs pour la plupart.
  • SLR Gear: un autre site d’articles test.
  • Météo France: des prévisions de la source officielle.

Les appareils numériques sont-ils meilleurs que l’argentique?

Meilleur est un terme relatif, les appareils numériques ont dépassé le film en ce qui concerne la définition, toutefois, cette résolution supplémentaire prend un aspect caméscope/téléphone portable aux formats de tirage au-delà de 60x90 cm:

Un ami m’a montré une impression test large de 185 cm d’une photo qu’il a prise à 12 mégapixels avec son Nikon D3. Il y a une roue foraine dans la photo, et l’image numérique, gonflée à ce point-là, décrit le cercle de la roue en «marches d’escalier», ce que ne ferait jamais le grain de pellicule, que ce soit un tirage à l’agrandisseur, ou un tirage d’un scan à 4000 ppp gonflé de façon énorme. Je doute que le grain de pellicule soit jamais rendu de façon pixélisée, aux effets marches d’escalier, dans un très grand agrandissement.

Les appareils photo numériques ne proposent toujours pas la dynamique d’exposition qu’offre des films négatifs en couleurs, on a moins de possibilité de sortir de détail dans les fenêtres d’images d’intérieur, dans les flammes des photos de cracheurs de feu. Une autre chose qui me gène dans la photo numérique, ce sont les hautes lumières dans la photo nocturne, il y a souvent une transition violente entre les régions grises claire/moyenne vers le blanc pur dans les lampadaires et autres sources de lumière, parfois il y a même une petite frange autour du blanc pur.

Cela dit, je suis heureux avec mon nouvel appareil et je suis sûr qu’il va me dépanner très bien jusqu’à ce que Nikon sorte un appareil à 24 mégapixels, raisonnable en ce qui concerne la taille, le poids et le prix. Certainement, dans dix ans, on va prendre des photos à 30, 40, qui sait, à 50 mégapixels en vraies couleurs 32 bits!

Here I am hacking around in front of Saint-Sulpice Church while teaching photography on a nice sunny day.

Le côté occidental du Grand Foyer du palais Garnier. Le Grand Foyer fut conçu par Charles Garnier comme les galeries des châteaux de l’âge classique. Cette photographie fut commandée par le musicien hollandais Jan Mulder, qui l’a fait tiré à 11x36 mètres comme arrière fond sur scène pour ses concerts. Regardez ce panorama derrière les musiciens lors de l’un des concerts de Mr. Mulder.

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