| Quand Adobe vous dit quelque chose, cest juste «parce que»! |
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Le Kodak X-15, un cadeau de Noël en 1973, prenait des photos carrées à 27 mm sur du film 126. |
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Le Kodak Pony II, mon premier appareil photo 24x36 mm. Je me souviens davoir payé cinq dollars pour cet appareil photo entrée de gamme de 1957 dans un marché aux puces en 1975. Parce quil navait pas de cellule ou de télémètre, je devais deviner lexposition et la distance. |
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Le Sears Tower Reflex, mon premier appareil moyen format que jai acheté à huit dollars au même marché aux puces en 1976, avec lequel je devais toujours deviner lexposition et la distance. |
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Le Praktica LLC, mon premier reflex 35 mm, que jai acheté en 1977 à 100 dollars, comprenait ma première cellule, et je navais plus à deviner la distance. |
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Le Nikon FM, mon premier Nikon, que jai acheté dès que je pouvais aborder les 200 dollars en 1981. La cellule de lappareil photo est tellement facile à utiliser que souvent joubliais que lexposition automatique ne figurait pas parmi ses caractéristiques. |
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Le Hasselblad 500C, mon deuxième appareil 6x6 cm, acheté en 1984. Lappareil na pas de cellule, donc je prenais la mesure dexposition soit avec mon Nikon, soit je devinais lexposition comme je faisais en petite adolescence. |
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Le Nikon F70 que jai acheté en 1999, mon premier appareil qui fait exposition automatique tellement bien, que je lai adorée tout de suite. Jétais stupéfait de voir à quel point lexposition flash automatique à travers lobjectif est précise chez Nikon. |
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Le Nikon Coolscan IV, mon «premier appareil photo numérique», scanne des diapositives et des négatifs à 11 mégapixels. Il a vite remplacé mon agrandisseur et la chambre noire. |
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Le Nikon F4, lappareil haut gamme, dernier cri de Nikon de 1986–1996, un appareil que jai acheté en juillet 2006. Un viseur poitrine peut être utilisé avec cet appareil photo, rappelant le Hasselblad, très pratique pour les intérieurs et la photographie naturelle. |
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Le Nikon Coolscan V, le rêve dun scanner à film, qui fait des scans de 20 mégapixels de mes négatifs et diapositives. |
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Le Nikon D90. Enfin, jai sauté le pas et acheté mon premier reflex numérique en décembre 2008. Il est impressionnant et amusant de voir lévolution de la qualité et finition de mon matériel du sommet jusquau pied de cette colonne. |
Mes avis sur lInternet et le World Wide Web sont forts et divergents. Beaucoup de sites sont pleins deffets spéciaux gratuits et des publicités, mais rien nempêche les gens de diffuser du travail créatif de bonne qualité sur le Web. Mon site web est un espace dexposition permanent que je peux mettre à jour au fur et à mesure que mon travail évolue. Le Web représente une sorte de démocratisation de la publication, comme lavènement de la PAO à la fin des années 1980.
Lexpression «art généré par ordinateur» implique daller au-delà des possibilités de la photographie, du dessin, de la peinture et du film; et de mélanger des images, des médias, et de produire des images qui sont, dans le domaine des ordinateurs, «organiques», qui nont jamais été touchées par la main humaine. Bien que jadmire ces nouvelles possibilités, je men sers rarement, seulement comme divertissement créatif. Jutilise des ordinateurs pour diffuser mes images dune manière que je naurais jamais pu avant, et pour améliorer mes photographies comme je naurais jamais pu dans une chambre noire. Vous pouvez regarder un exemple de lavant et laprès dune image sur comment je lai sauvée en la modifiant avec Adobe Photoshop.
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| Le passage dun camion de remorquage améliore une photo à Northampton. Survolez cette photo et voyez le camion disparaître; voir cet exemple en plus grand. |
Évidemment, «numérique» dans la photographie numérique veut dire lordinateur. Jusquau début des années 1990, les gens vous donnaient un drôle de regarde si on disait que les ordinateurs auraient quelque chose à voir avec la photographie. Dans les années 1980, les ordinateurs ne mintéressaient pas du tout, parce quils étaient au mieux des machines à écrire numériques. Quon le veuille ou non, linterface principale est et sera pendant longtemps le clavier. Heureusement, jai appris à taper comme un dactylo au lycée sur des machines à écrire électriques, et je ne lai jamais oublié. Le premier ordinateur qui mintéressait fut le Mac Plus en 1989, parce que jai vu quon pouvait faire toutes sortes de choses géniales, comme le graphisme et la mise en page, bien que le traitement dimage fût impossible parce quil na affiché quun écran noir et blanc, sans les valeurs du gris.
Quelques années plus tard, je scannais mes tirages en noir et blanc avec les scanners à plat, et jaméliorais les scans afin de les préparer pour limpression dans des bulletins, revues, livres, etc. Je préférais largement éliminer les poussières et les rayures à la souris au lieu du pinceau triple zéro et des encres Spotone™, et jai vu que je pouvais remanier la luminosité et le contraste, région par région.
Dans le milieu des années 1990, jai commencé à travailler en couleur numérique, sur des scans de diapositives et de négatifs. À lépoque les scanners à film étaient trop chers, à deux ou trois mille dollars, et les ordinateurs nétaient pas assez performants pour le traitement dimage à haute résolution en couleurs. Cela a changé un peu après le millénaire, jai acheté un iMac et un film à scanner Nikon Coolscan IV en février 2001. Quelques mois plus tard, jai vendu mon agrandisseur et tout mon matériel chambre noire parce que je ne men servais plus.
Avec un scanner et un logiciel de retouche dimage, je pouvais faire des tirages de bien meilleure qualité par rapport à ce que je faisais avec un agrandisseur dans la chambre noire. De plus, les technologies informatiques me permettaient de faire mes propres tirages en couleurs, quelque chose que javais fait très rarement dans une chambre noire, parce que cest lent, fatiguant et cher. Et la photographie numérique doit être plus douce pour lenvironnement que la chambre noire.
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| David Henry en train de photographier la fontaine «des quatre points cardinaux» devant léglise Saint-Sulpice Church à Paris, le 18 septembre 2006. photo par Linda Schenck. |
Les premiers reflex numériques «raisonnables» sont sortis en 2003, à six mégapixels, coûtant deux ou trois mille dollars. Je les considérais comme des jouets, parce que mon scanner à film Nikon faisait 11 mégapixels et coûtait la moitié. Les appareils photo numériques avaient beaucoup de chemin à faire avant de rivaliser le prix, la facilité dutilisation et de stockage du film argentique.
La photographie numérique commençait à sortir de son adolescence en 2005, il y avait des appareils à 12 mégapixels, indisponibles à tout prix auparavant, mais ils étaient toujours deux ou trois fois plus chers que mon scanner. Les appareils photo numériques de lépoque ne donnaient pas autant de latitude dexposition par rapport aux films négatifs en couleurs. Javais peur dêtre déçu en achetant un appareil à 12 mégapixels; quand on dépense des milliers deuros, cest pour obtenir autant de qualité, et non pas moins par rapport à ce quon a déjà.
Vers 2004–2008, les gens me prenaient parfois pour une snob de résolution/définition quand jexpliquais pourquoi je ne voulais pas acheter un appareil numérique. Au fait, le format 24x36 mm nest pas si terrible que ça déjà, jusquen 1996, jai eu un Hasselblad, un appareil moyen format qui faisait des photos tellement nettes que des tirages à 20x30 cm étaient frustrants, en général, je voulais tirer les photos de lHasselblad plus grand pour voir tous les détails.
Jusquà la fin de 2008, ma façon de faire la photographie numérique était un hybride des «meilleur des deux mondes», la prise de vue en argentique, et la numérisation des négatifs avec mon scanner à film Nikon, dont le premier que jai acheté en 2001. Je vais toujours garder un tel scanner car il me permet de scanner les négatifs et diapositives tenus dans mes archives que jai pris au fil des décennies.
Jenseigne la photographie presque tous les jours depuis janvier 2006, ce qui ma permis de connaître très bien les appareils numériques, le Canon EOS 350 et le Nikon D70 dabord, puis le 400d et le D80 et D200, etc. Les gens menvoyaient parfois des photos que javais prises avec leurs appareils, et dont jétais rarement impressionné. Les photos prises avec des Nikon semblaient assez nettes, mais mon scanner faisait toujours deux fois plus de résolution, tandis que les images des réflex Canon avaient franchement un côté «barbouillage à la maternelle».
En 2007 les appareils à 10 mégapixels sont devenus communs et abordables: le Canon EOS 400, le Nikon D80, D200, etc. Jai vendu mon scanner à film en avril 2007, le jour même, jai acheté la version actuelle, le Coolscan V, qui fait des fichiers de 20 mégapixels.
Au printemps de 2008, je me suis rendu compte que les appareils à 10 mégapixels étaient capables de donner autant de définition par rapport à un scan dun négatif à 20 mégapixels. Jai commencé à avoir envie den acheter un mais je voulais obtenir un «petit plus» de technologie et des fonctions avant dinvestir. Cela est venu quand la visée en direct «Live View» et de meilleures performances aux hautes sensibilités sont devenues communes.
Jai acheté un Nikon D90 en décembre 2008 et je me sentais comme un Scientologue qui venait de se faire opérer lappendice. Naturellement, jai fait la comparaison argentique/numérique peu de temps après: jai pris exactement la même photo dune façade de bâtiment en briques avec le même objectif zoom, dabord avec mon Nikon F4 avec un film ISO 160 Kodak Portra (qui aurait le grain de pellicule le plus fin à ce jour), puis une autre photo, moins zoomée pour obtenir la même couverture sur le petit capteur du D90. Je nétais pas si surpris de voir que les briques dans limage numérique étaient un peu mieux définies par rapport au scan du négatif que javais scanné à 4000 ppp.
Des liens utiles:
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Ça me gène quand les gens sont tellement sûrs que la photo numérique veut dire un appareil photo numérique. Pour moi, le passage au numérique sest fait en douceur depuis les années 1990, du noir et blanc avec un scanner à plat, en couleurs avec un scanner à film, au numérique 100% avec un appareil photo numérique. Quelquun ma demandé un jour: «Comment est-ce quon faisait Photoshop avant quil y avait des appareils numériques?». Jai répondu: «Oh, il y a des scanners », et un regard un peu ennuyé traversait son visage. En 2002 et 2003, les gens mécrivaient pour demander si javais un appareil numérique, je répondais en disant: «Non, cest juste que je maîtrise très bien Photoshop.» Un ou deux ans plus tard, jimagine quils pensaient quévidemment javais un appareil numérique. À ce jour, au moins 90% des photos sur mon site web sont celles que jai prises en argentique.
Cest un appareil dans lequel le fabricant a mis un scanner derrière lobjectif, sauf quon dit plutôt capteur, non pas scanner. Prendre des photos avec un appareil photo numérique est un peu comme prendre des photos avec un scanner; de nombreux réglages dans les menus dun appareil se trouvent aussi dans un logiciel de scannerisation: le contraste, la balance des blancs, la saturation, la netteté, le gain (sensibilité), etc. Ainsi, il ny avait pas de mystère pour moi la première fois que jai vu un appareil photo numérique en 2002, après tout rien na changé dans la photo depuis les années 1930, ƒ8 sera toujours ƒ8, un 500è dune seconde sera toujours un demi-millième de seconde, et ASA 100 est toujours ISO 100.
Jusquà la fin de 2008, mon scanner était à côté de mon ordinateur, et non pas dans mon appareil photo. Pour le mieux, parce que je peux faire des tirages à 40x60 cm sans gonfler la résolution, et je peux faire des tirages qui gardent des détails dans les hautes lumières les plus claires et dans les basses lumières les plus sombres, sans avoir à prendre plusieurs photos et faire recours au «HDR».
Les 20 mégapixels que fait mon scanner à film peuvent être considérés comme du «sur échantillonnage», et mon Nikon D90 capte un peu plus de détails à 12 mégapixels par rapport à un scan dun négatif 24x36 mm à 20 mégapixels. Donc, mon D90 fait des images plus nettes que mon F4 avec le film Kodak Portra et le même objectifcest très bien, seulement si javais une commande pour prendre des photos pour des tirages énormes, je serais plus susceptible de les prendre en argentique:
Regardez un panorama du Grand Foyer de lOpéra Garnier à Paris, imprimé à 11x36 mètres pour voir un exemple dun projet photo que je préfère ne pas faire en numérique pour le moment.
Il y a trois grandes différences entre la photo argentique et la photo numérique:
Hormis ces trois points, il ny a pas beaucoup de différences entre la prise de vue argentique et la photo numérique.
Meilleur est un terme relatif, les appareils numériques ont dépassé le film en ce qui concerne la définition, toutefois, cette résolution supplémentaire prend un aspect caméscope/téléphone portable aux formats de tirage au-delà de 60x90 cm:
Un ami ma montré une impression test large de 185 cm dune photo quil a prise à 12 mégapixels avec son Nikon D3. Il y a une roue foraine dans la photo, et limage numérique, gonflée à ce point-là, décrit le cercle de la roue en «marches descalier», ce que ne ferait jamais le grain de pellicule, que ce soit un tirage à lagrandisseur, ou un tirage dun scan à 4000 ppp gonflé de façon énorme. Je doute que le grain de pellicule soit jamais rendu de façon pixélisée, aux effets marches descalier, dans un très grand agrandissement.
Les appareils photo numériques ne proposent toujours pas la dynamique dexposition quoffre des films négatifs en couleurs, on a moins de possibilité de sortir de détail dans les fenêtres dimages dintérieur, dans les flammes des photos de cracheurs de feu. Une autre chose qui me gène dans la photo numérique, ce sont les hautes lumières dans la photo nocturne, il y a souvent une transition violente entre les régions grises claire/moyenne vers le blanc pur dans les lampadaires et autres sources de lumière, parfois il y a même une petite frange autour du blanc pur.
Cela dit, je suis heureux avec mon nouvel appareil et je suis sûr quil va me dépanner très bien jusquà ce que Nikon sorte un appareil à 24 mégapixels, raisonnable en ce qui concerne la taille, le poids et le prix. Certainement, dans dix ans, on va prendre des photos à 30, 40, qui sait, à 50 mégapixels en vraies couleurs 32 bits!
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Le côté occidental du Grand Foyer du palais Garnier. Le Grand Foyer fut conçu par Charles Garnier comme les galeries des châteaux de lâge classique. Cette photographie fut commandée par le musicien hollandais Jan Mulder, qui la fait tiré à 11x36 mètres comme arrière fond sur scène pour ses concerts. Regardez ce panorama derrière les musiciens lors de lun des concerts de Mr. Mulder. |
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