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Commander des tirages…

Je suis fasciné par les technologies créatives,

j’essaye de m’y familiariser au fur et à mesure qu’elles se développent. Read this page in English

Le Kodak X-15, un appareil photo complètement plastique.

Le Kodak X-15, un cadeau de Noël en 1973, prenait des photos carrées à 27 mm sur du film 126.

Le Kodak Pony II, un appareil amateur des années 1950.

Le Kodak Pony II, mon premier appareil photo 24x36 mm. Je me souviens d’avoir payé cinq dollars pour cet appareil photo entrée de gamme de 1957 dans un marché aux puces en 1975. Parce qu’il n’avait pas de cellule ou de télémètre, je devais deviner l’exposition et la distance.

Le Sears Tower Reflex, un appareil 6x6 cm pas cher.

Le Sears Tower Reflex, mon premier appareil moyen format que j’ai acheté à huit dollars au même marché aux puces en 1976, avec lequel je devais toujours deviner l’exposition et la distance.

Le Praktica LLC, un reflex fabriqué à Dresde en Allemagne de l’Est.

Le Praktica LLC, mon premier reflex 35 mm, que j’ai acheté en 1977 à 100 dollars, comprenait ma première cellule, et je n’avais plus à deviner la distance.

Le Nikon FM, un appareil photo reflex 24×36 fabriqué entre 1977 et 1982.

Le Nikon FM, mon premier Nikon, que j’ai acheté dès que je pouvais aborder les 200 dollars en 1981. La cellule de l’appareil photo est tellement facile à utiliser que souvent j’oubliais que l’exposition automatique ne figurait pas parmi ses caractéristiques.

Le Hasselblad 500C, un reflex 6x6 cm suédois

Le Hasselblad 500C, mon deuxième appareil 6x6 cm, acheté en 1984. L’appareil n’a pas de cellule, donc je prenais la mesure d’exposition soit avec mon Nikon, soit je devinais l’exposition comme je faisais en petite adolescence.

Le Nikon F70, sorti en 1994

Le Nikon F70 que j’ai acheté en 1999, mon premier appareil qui fait exposition automatique tellement bien, que je l’ai adorée tout de suite. J’étais stupéfait de voir à quel point l’exposition flash automatique à travers l’objectif est précise chez Nikon.

Le Nikon Coolscan IV qui numérise des négatifs et des diaposatifs à 2,7000 ppp.

Le Nikon Coolscan IV, mon «premier appareil photo numérique», scanne des diapositives et des négatifs à 11 mégapixels. Il a vite remplacé mon agrandisseur et la chambre noire.

Le Nikon F4, un appareil haut-gamme sorti en 1988

Le Nikon F4, l’appareil haut gamme, dernier cri de Nikon de 1986–1996, un appareil que j’ai acheté en juillet 2006. Un viseur poitrine peut être utilisé avec cet appareil photo, rappelant le Hasselblad, très pratique pour les intérieurs et la photographie naturelle.

Le Nikon Coolscan V, qui scanne des diaposatifs et des négatifs à 4,000 ppp.

Le Nikon Coolscan V, le rêve d’un scanner à film, qui fait des scans de 20 mégapixels de mes négatifs et diapositives.

Le Nikon D90, un appareil numérique moyenne gamme sorti en 2008.

Le Nikon D90. Enfin, j’ai sauté le pas et acheté mon premier reflex numérique en décembre 2008.

Le Nikon D600, un appareil reflex moyenne/haute gamme sorti en 2012.

Le Nikon D600 qui j’ai acquis en décembre 2012, avec un capteur plein format à 24 mégapixels, une qualité d’image bien meilleure aux hautes sensibilités, tout cela dans un boîtier beaucoup plus petit et léger qu’un F4, un D3 ou un D4. Il est impressionnant et divertissant de voir l’évolution de la qualité et finition de mon matériel du sommet jusqu’au pied de cette colonne.

Mes avis sur l’Internet et le World Wide Web sont forts et divergents. Beaucoup de sites sont pleins d’effets spéciaux gratuits et des publicités, mais rien n’empêche les gens de diffuser du travail créatif de bonne qualité sur le Web. Mon site web est un espace d’exposition permanent que je peux mettre à jour au fur et à mesure que mon travail évolue. Le Web représente une sorte de démocratisation de la publication, comme l’avènement de la PAO à la fin des années 1980.

Un drôle de boîte dialogue vu dans Photoshop 4.

Quand Adobe vous dit quelque chose, c’est juste «parce que»!

L’expression «art généré par ordinateur» implique d’aller au-delà des possibilités de la photographie, du dessin, de la peinture et du film; et de mélanger des images, des médias, et de produire des images qui sont, dans le domaine des ordinateurs, «organiques», qui n’ont jamais été touchées par la main humaine. Bien que j’admire ces nouvelles possibilités, je m’en sers rarement, seulement comme divertissement créatif.

Une photo fortement modifiée sous Photoshop

Le passage d’un camion de remorquage améliore une photo à Northampton. Survolez cette photo et voyez le camion disparaître; voir cet exemple en plus grand.

J’utilise des ordinateurs pour diffuser mes images d’une manière que je n’aurais jamais pu avant, et pour améliorer mes photographies comme je n’aurais jamais pu dans une chambre noire. Vous pouvez regarder un exemple de l’avant et l’après d’une image sur comment je l’ai sauvée en la modifiant avec Adobe Photoshop.

L’avènement de l’ère numérique

Évidemment, «numérique» dans la photographie numérique veut dire l’ordinateur. Jusqu’au début des années 1990, les gens vous donnaient un drôle de regard si on disait que les ordinateurs auraient quelque chose à voir avec la photographie. Dans les années 1980, les ordinateurs ne m’intéressaient pas du tout, parce qu’ils étaient au mieux des machines à écrire numériques. Qu’on le veuille ou non, l’interface principale est et sera pendant longtemps le clavier. Heureusement, j’ai eu la formation dactylo au lycée sur des machines à écrire électriques, et je ne l’ai jamais oublié. Le premier ordinateur qui m’intéressait fut le Mac Plus en 1989, parce que j’ai vu qu’on pouvait faire toutes sortes de choses géniales, comme le graphisme et la mise en page, bien que le traitement d’image fût impossible parce qu’il n’a affichait que de noir et blanc, sans les valeurs du gris.

La photographie numérique: la numérisation des tirages en noir et blanc

Quelques années plus tard, je scannais mes tirages en noir et blanc avec les scanners à plat, et j’améliorais les scans afin de les préparer pour l’impression dans des bulletins, revues, livres, etc. Je préférais largement éliminer les poussières et les rayures à la souris au lieu du pinceau triple zéro et des encres Spotone™, et j’ai vu que je pouvais remanier la luminosité et le contraste, région par région.

La photographie numérique: la numérisation de négatifs et de diapositives en couleurs

Dans le milieu des années 1990, j’ai commencé à travailler en couleur numérique, sur des scans de diapositives et de négatifs. À l’époque les scanners à film étaient trop chers, à deux ou trois mille dollars, et les ordinateurs n’étaient pas suffisamment performants pour le traitement d’image à haute résolution en couleurs. Cela a changé après le millénaire, j’ai acheté un iMac et un scanner à film Nikon Coolscan IV en février 2001. J’ai vendu mon agrandisseur et tout mon matériel chambre noire quelques mois plus tard parce que je ne m’en servais plus.

Avec un scanner et un logiciel de retouche d’image, je pouvais faire des tirages de bien meilleure qualité par rapport à ce que je faisais avec un agrandisseur. De plus, les technologies informatiques me permettaient de faire mes propres tirages en couleurs, quelque chose que j’avais fait très rarement dans une chambre noire, parce que c’est lent, fatiguant et cher. Et la photo numérique doit être plus douce pour l’environnement que la chambre noire.

Un photographe en train de prendre des photos à Paris.

David Henry en train de photographier la fontaine «des quatre points cardinaux» devant l’église Saint-Sulpice à Paris, le 18 septembre 2006. —photo par Linda Schenck.

Les premiers reflex numériques «raisonnables» sont sortis en 2003, à six mégapixels, coûtant deux ou trois mille dollars. Je les considérais comme des jouets, parce que mon scanner à film Nikon faisait 11 mégapixels et coûtait la moitié. Les appareils photo numériques avaient beaucoup de chemin à faire avant de rivaliser le prix, la facilité d’utilisation et de stockage du film argentique.

La photo numérique commençait à sortir de son adolescence en 2005, il y avait des appareils à 12 mégapixels, indisponibles à tout prix auparavant, mais ils étaient toujours deux ou trois fois plus chers que mon scanner. Les appareils numériques de l’époque ne donnaient pas autant de dynamique par rapport aux films négatifs en couleurs. J’avais peur d’être déçu en achetant un appareil à 12 mégapixels; quand on dépense des milliers d’euros, c’est pour obtenir autant de qualité, et non pas moins par rapport à ce qu’on a déjà.

Vers 2004–2008, les gens me prenaient parfois pour un snob de résolution/définition quand j’expliquais pourquoi je ne voulais pas acheter un appareil numérique. Au fait, le format 24x36 mm n’est pas si terrible que ça déjà, jusqu’en 1996, j’ai eu un Hasselblad, un appareil moyen format qui faisait des photos tellement nettes que des tirages à 20x30 cm étaient frustrants, en général, je voulais tirer les photos de l’Hasselblad plus grand pour voir tous les détails.

Jusqu’à la fin de 2008, ma façon de faire la photographie numérique était un hybride du «meilleur des deux mondes», la prise de vue en argentique, et la numérisation des négatifs avec mon scanner à film Nikon, dont le premier que j’ai acheté en 2001. Je vais toujours garder un tel scanner car il me permet de scanner les négatifs et diapositives dans mes archives que j’ai pris au fil des décennies.

J’enseigne la photographie presque tous les jours depuis janvier 2006, ce qui m’a permis de connaître très bien les appareils numériques, le Canon EOS 350 et le Nikon D70 d’abord, puis le 400d et le D80 et D200, etc. Les gens m’envoyaient parfois des photos que j’avais prises avec leurs appareils, et dont j’étais rarement impressionné. Les photos prises avec des Nikon semblaient assez nettes, mais mon scanner faisait toujours deux fois plus de résolution, tandis que les images des réflex Canon avaient franchement un côté «barbouillage à la maternelle».

En 2007 les appareils à 10 mégapixels sont devenus communs et abordables: le Canon EOS 400, le Nikon D80, D200, etc. J’ai vendu mon scanner à film en avril 2007, le jour même, j’ai acheté son successeur, le Coolscan V qui fait des fichiers de 20 mégapixels.

La photo 100% numérique; avec un appareil photo numérique

Au printemps de 2008, je me suis rendu compte que les appareils à 10 mégapixels étaient capables de donner autant de définition par rapport à un scan d’un négatif à 20 mégapixels. J’ai commencé à avoir envie d’en acheter un mais je voulais obtenir un «petit plus» de technologie et des fonctions avant d’investir. Cela est venu quand la visée en direct «Live View» et de meilleures performances aux hautes sensibilités sont devenues communes.

J’ai acheté un Nikon D90 en décembre 2008 et je me sentais comme un Scientologue qui venait de se faire opérer l’appendice. Naturellement, j’ai fait la comparaison argentique/numérique peu de temps après: j’ai pris exactement la même photo d’une façade de bâtiment en briques avec le même objectif zoom, d’abord avec mon Nikon F4 avec un film ISO 160 Kodak Portra (qui aurait le grain de pellicule le plus fin à ce jour), puis une autre photo, moins zoomée pour obtenir la même couverture sur le petit capteur du D90. Je n’étais pas si surpris de voir que les briques dans l’image numérique étaient mieux définies par rapport au scan du négatif que j’avais scanné à 4000 ppp.

En décembre 2012, j’ai acheté un Nikon D600 après avoir jalousement regardé l’évolution de la technologie pendant quatre ans. Une nouvelle version de votre appareil photo sera effectivement mieux, mais pas tant que ça: Il vaut mieux sauter des générations. Le D600 présente toutes sortes d’avantages par rapport à mon appareil précédent: Évidemment, il a deux fois la résolution à 24 mégapixels, la qualité d’image est étonnement bien aux sensibilités très élevées, ISO 6400 a l’air mieux que’ISO 1600 sur le D90, il est juste un peu plus lourd et encombrant que le D90 (à la différence du D800), ce qui est important pour moi parce que je prends beaucoup de photos et de portraits avec le flash déporté, et surtout, il dispose d’un capteur plein format! C’était un plaisir de redécouvrir mon objectif 50 mm fixe que j’avais acheté seize ans avant car cadre comme il le faisait avec mes appareils argentiques, et mon zoom 12–24 mm cadre d’autant plus large. Au cours des quatre ans précédents, j’avais acheté un seul objectif DX (utilisable avec un capteur APS-C seulement), et je l’ai acheté seulement parce qu’il était vraiment peu cher, neuf.

Des liens utiles:

  • Pixelistes: articles, testes et des forums de discussion des adeptes de Nikon.
  • Nikon Passion: un autre site pour des amateurs de Nikon.
  • EOS Numérique: un site pour des fans des Canon.
  • Négatif Plus: un très bon labo professionnel à Paris qui fait aussi bien l’argentique et le numérique.
  • Argus Photo: petites annonces du matériel photo.
  • Photo Zone: des articles test sur le matériel photo, des objectifs pour la plupart.
  • SLR Gear: un autre site d’articles test.
  • Météo France: des prévisions de la source officielle.
  • Photoshop Disasters: des recensements hebdomadaires des désastres subis sur des images partout dans le monde.

Qu’est-ce que la photographie numérique? Qu’est-ce qu’elle n’est pas?

Ça me gênait quand les gens étaient tellement sûrs que la photo numérique voulait dire un appareil photo numérique. Pour moi, le passage au numérique s’est fait en douceur depuis les années 1990, du noir et blanc avec un scanner à plat, en couleurs avec un scanner à film, au numérique 100% avec un appareil photo numérique. Quelqu’un m’a demandé un jour: «Comment est-ce qu’on faisait Photoshop avant qu’il y avait des appareils numériques?». J’ai répondu: «Oh, il y a des scanners…», et un regard un peu ennuyé traversait son visage. En 2002 et 2003, les gens m’écrivaient pour demander si j’avais un appareil numérique, je répondais en disant: «Non, c’est juste que je maîtrise très bien Photoshop.» Un ou deux ans plus tard, j’imagine qu’ils pensaient qu’évidemment j’avais un appareil numérique. À ce jour, au moins 80% des photos sur mon site web sont celles que j’ai prises en argentique.

Qu’est-ce qu’un appareil photo numérique?

C’est un appareil dans lequel le fabricant a mis un scanner derrière l’objectif, sauf qu’on dit plutôt capteur, non pas scanner. Prendre des photos avec un appareil photo numérique est un peu comme prendre des photos avec un scanner; de nombreux réglages dans les menus d’un appareil ont leurs équivalents dans un logiciel de scannerisation: le contraste, la balance des blancs, la saturation, la netteté, le gain (sensibilité), etc. Ainsi, il n’y avait pas de mystère pour moi la première fois que j’ai vu un appareil photo numérique en 2002, après tout rien n’a changé dans la photo depuis les années 1930, ƒ8 sera toujours ƒ8, un 500è d’une seconde sera toujours un demi-millième de seconde, et ASA 100 est toujours ISO 100.

Une comparaison de la qualité entre la photo numérique et argentique.

Une photo prise avec mon Nikon F4 et un Nikkor 35–135 zoom avec un film Kodak Portra ISO 160 d’une façade en brique en face de mon appartement, scannée à 20 mégapixels avec mon scanner à film Nikon Coolscan V.

Une comparaison de la netteté entre la photo argentique et numérique.

La même façade prise avec mon Nikon D90 et le même objectif, à ƒ10, un 1/50è de seconde à 78 mm, la photo prise en argentique devrait être prise à 52 mm. L’image semble un peu plus nette à 12 mégapixels et on ne regrette pas le grain de pellicule. Placez votre curseur de souris sur ces images pour voir la différence entre la photo argentique et numérique.

Jusqu’à la fin de 2008, mon scanner était à côté de mon ordinateur, et non pas dans mon appareil photo. Pour le mieux, parce que je peux faire des tirages à 40x60 cm sans gonfler la résolution, et je peux faire des tirages qui gardent des détails dans les hautes lumières les plus claires et dans les basses lumières les plus sombres, sans avoir à prendre plusieurs photos et faire recours au «HDR».

Les 20 mégapixels que fait mon scanner à film peuvent être considérés comme du «sur échantillonnage», et mon Nikon D90 capte un peu plus de détails à 12 mégapixels par rapport à un scan d’un négatif 24x36 mm à 20 mégapixels. Donc, mon D90 fait des images plus nettes que mon F4 avec le film Kodak Portra et le même objectif—c’est très bien, seulement lorsque j’avais une commande pour prendre des photos pour des tirages énormes, j’étais plus susceptible de le faire en argentique avant d’acheter mon D600:

Regardez un panorama du Grand Foyer de l’Opéra Garnier à Paris, imprimé à 11x36 mètres pour voir un exemple d’un projet photo que je préférais ne pas faire en numérique avant de me procurer un appareil plein format.

Quelles sont les différences entre la prise de vue argentique et la photo numérique?

Il y a cinq grandes différences entre la photo argentique et la photo numérique:

  1. On peut monter la sensibilité à la va-vite. Pour changer la sensibilité en argentique, il faut changer le film, et rester à une sensibilité plus élevée pour les prochaines 35 poses. Donc je ne le faisais jamais, je prenais toutes mes photos à ISO 160 avant d’acheter un appareil numérique. Regardez un exemple de comment les hautes et basses sensibilités peuvent influer sur le rendu d’une image. Le bruit d’image numérique est beaucoup moins désagréable par rapport au grain de pellicule à la même sensibilité, et c’est sûr que je prends désormais beaucoup plus des photos entre ISO 400 et 1.600. Toujours est-il, monter la sensibilité entend toujours le même compromis par rapport à la qualité d’image qui a existé depuis les années 1930.
  2. On peut régler la balance des blancs. Pour corriger par rapport à la lumière artificielle avec un film couleur, un filtre tungstène est nécessaire. Il y a des filtres qui donnent l’équivalent des balances des blancs nuageux et ombragés, mais c’est un souci tellement tatillon que presque personne n’utilise ces filtres. Ce qui est encore mieux, c’est la balance des blancs manuelle, où on peut régler la température Kelvin entre 2.500 et 10.000 degrés, ce qui permet bien plus de précision et de souplesse par rapport à la balance des blancs automatique.
  3. On peut regarder les photos tout de suite. Au fait, ce n’est pas un grand avantage pour moi, du fait que je scrute tellement l’image dans le viseur, je n’ai pas besoin de regarder l’image tout de suite, et je ne fais jamais de recadrage après. Je vois tout le temps des gens regarder tout de suite l’écran après avoir pris une photo, comme s’ils vont voir quelque chose là qu’ils n’ont pas vu dans le viseur, une pratique connue sous le doux nom de “chimping”: “CHeck IMage Preview.” Jusqu’en 2007, la plupart des appareils photos avaient des écrans de la taille d’un timbre postal, ce qui était si frustrant je me disais: «Ça va, je vais regarder mes photos dans une semaine au labo photo à 10x15 cm.» Des fois je voyais mes photos vingt minutes après les avoir prises parce que je développais le film tout de suite. Cela dit, la possibilité de regarder des photos tout de suite après est un grand avantage pour la photo au flash, ça me permet de peaufiner l’orientation du flash, et obtenir le bon équilibre entre l’exposition flash et l’exposition lumière ambiante.
  4. Ce n’est pas une bonne idée d’optimiser complètement la profondeur de champ. Si on veut plus de profondeur de champ en argentique, il n’y a pas de problème; on peut fermer jusqu’à ƒ22 ou ƒ32 et le tour est joué. Tout le monde dit que le capteur numérique est plus sensible aux effets de diffraction, ce qui veut dire que les images seront moins nettes si on ferme l’objectif au delà de ƒ16. Et c’est vrai, après avoir acheter mon D90, j’ai essayé quelques photos à ƒ32, et elles ne sont pas nettes. Ce qui signifie qu’il y a peu de marge de manœuvre par rapport aux ouvertures sur un appareil numérique. Donc, il est d’autant plus important d’utiliser le mode d’exposition Priorité à l’Ouverture: je règle ƒ8 ou ƒ11, et je n’y touche plus.
  5. On peut accentuer la netteté des images. En fait, c’est le plus grand avantage de la photo numérique par rapport à l’argentique, mis à part la possibilité de monter/baisser la sensibilité. Si une image est déjà bien nette, on peut tellement accentuer la netteté qu’un tirage tout neuf sur papier brillant aura tellement de profondeur qu’il prendra un aspect 3D. L’accentuation de la netteté ne sert pas à grand-chose dans scans de négatifs, diapositives ou des tirages car ça va juste faire ressortir le grain de pellicule. Néanmoins, l’accentuation de netteté peut améliorer une image numérique à condition que l’image soit déjà plutôt nette, et seulement si la sensibilité n’a pas été trop élevée, sinon un filtre d’accentuation fera ressortir le bruit qui autrement ne serait pas si perceptible.

Hormis ces cinq points, il n’y a pas beaucoup de différences entre la prise de vue argentique et la photo numérique.

Pourquoi les appareils Nikon sont mieux que les Canon:

  • On voit le temps de pose changer quand on ajuste la sensibilité en mode Priorité à l’ouverture sur un Nikon, sur un Canon le temps de pose disparaît lorsqu’on règle la sensibilité, et c’est ridicule, la seule raison de changer la sensibilité est d’obtenir un temps de pose plus ou moins longue (ou d’ouvrir/fermer l’objectif si vous aimez Priorité à la vitesse). Un Canon montre le changement du temps de pose lorsqu’on ouvre ou ferme l’objectif (comme il se doit), alors pourquoi ne pas afficher le temps de pose quand on monte ou baisse la sensibilité?
  • On peut mémoriser l’exposition en mode de mesure spot en appuyant à moitié sur le déclencheur. Ça ne marche pas sur un Canon, où il faut appuyer sur la touche étoile comme un malade, photo par photo.
  • Vous pouvez zoomer dans une image juste après l’avoir prise. Sur un Canon vous devez sortir du mode lecture, puis revenir en mode lecture afin d’examiner une image de près.
  • Les Nikon peuvent montrer des images en «mode calendrier», on fait zoom arrière, arrière, arrière et enfin on voit les images affichées par mois. Un Canon permet de zoomer en arrière seulement jusqu’à ce qu’on voit une vingtaine d’images sur l’écran, ce qui est loin d’être aussi utile.
  • L’utilisation des mollettes avant et arrière sur les Nikon est beaucoup plus réfléchie: la mollette arrière fait le réglage «majeur» tandis que la mollette avant fait le réglage «subtil» par rapport à la touche sur laquelle vous appuyez. Ainsi, Mollette arrière: ISO, mollette avant: ISO auto activé ou désactivé, Mollette arrière: mode flash, mollette avant: compensation de la puissance flash, Mollette arrière: Mode autofocus, mollette avant: nombre de collimateurs autofocus, Mollette arrière: balance des blancs, mollette avant: ajustement de la balance des blancs chaude/froide, Mollette arrière: Mode bracketing/sens/nombre d’images, mollette avant: écarts d’exposition en bracketing.†
  • Il y a la fonction du flash déporté sans fil chez Nikon depuis 2003, tandis que Canon a tergiversé jusqu’en 2011 avant de l’intégrer, et les options pour affiner les réglages entre les flashes internes et externes sont toujours beaucoup plus avancées et évoluées sur un Nikon.†

Bien sûr, il doit y avoir des avantages chez Canon par rapport à Nikon…

Effectivement, il y en a:
  • Les Canons ont le décalage de sécurité TV/AV: Si vous sortez à midi avec l’appareil réglé sur ISO 3200 et ƒ2.8 par mégarde, l’appareil va fermer l’objectif (jusqu’à ƒ8 par exemple), ainsi évitant une photo surexposée.†
  • Les Canons propose la simulation d’exposition en mode live view, comme le font la plupart des autres marques, donc je ne sais pas pourquoi les Nikons ne le font pas.
  • L’autofocus chez Canon en live view est bien plus performante depuis 2011, et j’imagine que ça veut dire que l’autofocus est aussi beaucoup mieux en vidéo. L’autofocus en live view est incroyablement lent sur un Nikon, quand il fonctionne, il marche très bien mais il faut beaucoup de patience. Je compose une image souvent en live view, puis je sors de live view pour prendre la photo parce que l’autofocus en live view est tellement boiteux sur un Nikon, et l’autofocus en vidéo est parfaitement oubliable chez Nikon.
Pour résumer, je dirais que les avantages d’ergonomie et d’interface des Nikons l’emportent sur les quelques avantages chez Canon.
†Cette fonction/réglage se trouve sur les reflexes Nikon ou Canon milieu et haut de gamme seulement.

La plupart de cette page concerne du matériel Nikon, quid des autres marques?

J’ai acheté mon deuxième reflex en 1982 dès que je pouvais aborder les $200 pour un Nikon FM, et j’ai acheté deux objectifs dans les quatre années suivantes. C’est le genre de choix qui dirige ses décisions d’achat par la suite. Aux années 1980 et 1990 j’ai ignoré les autres fabricants car après tout, dans l’argentique, l’élément le plus important est l’objectif; le film est le film et Nikon fabrique des optiques magnifiques.

JE SUIS NIKONISTE

Avant 2007, j’étais peu impressionné par les appareils numériques Canon. L’EOS 5D est un appareil fantastique dans sa première version, par contre les appareils avant l’EOS 450D et le 50d sont franchement décevants, avec un rendu d’image boueux et leurs photos sont rarement nettes. Canon a résolu ces problèmes de qualité d’image avec leur EOS 500D, le 60d et les appareils suivants, et surtout, avec l’EOS 5D Mark II et Mark III.

La qualité d’image n’est donc plus le facteur décisif aujourd’hui, il reste la question de l’interface utilisateur, et là, Nikon a battu les autres fabricants à plate couture. Je pourrais facilement citer presque une dizaine d’exemples comme quoi les appareils Nikon sont plus faciles à utiliser, et se comportent davantage comme instrument créatif d’un photographe, au lieu de présenter le design de comment un certain ingénieur pense que l’ergonomie d’un appareil doit être conçue.

Les Pentax affichent leurs images avec un rendu des couleurs vraiment bizarre, tordu et trop saturée. Peut-être ses photos ne sont pas vraiment comme ça sur l’ordinateur ou à l’impression, mais même si c’était le cas, je ne pouvais jamais choisir ou conseiller un appareil qui n’affiche pas ses images de façon fidèle.

Sony a fait d’énorme progrès sur le plan technologique depuis qu’ils ont racheté la division photographique de Minolta à la fin de 2005, et après tout, ils fabriquent la plupart des capteurs dans les appareils photo d’aujourd’hui. Leurs réflexes les plus récents sont extrêmement impressionnants, mais une fois de plus, c’est contre ma religion, et d’en acheter un m’obligerait à remplacer tous mes objectifs et flashes.

Quant aux autres marques, Olympus, Fujifilm, Lumix, Samsung, etc… il faut dire que ce sont tous de beaux appareils photo et n’importe quel appareil entrée de gamme est parfaitement capable de prendre des photos de qualité professionnelle aujourd’hui. Tous les appareils photo Nikon prennent des photos à 24 et 36 mégapixels sauf le D5 et Df, et il n’y a plus beaucoup de reflex avec une résolution inférieur à 18 mégapixels aujourd’hui. La qualité d’image n’est plus le critère qui va diriger ses décisions d’achat, le facteur décisif est maintenant l’interface homme/machine, à quel point on aime l’appareil.

Est-ce que la qualité technique d’un appareil photo a d’importance?

Un portrait pris avec un un appareil numérique amateur.

Voici un portrait que j’ai pris avec un Minolta DiMage Xt, un appareil de poche à 3.2 mégapixels sortie en 2003. Ça passe plutôt bien à l’écran, mais ça ne sert à rien de l’imprimer plus grande que 15x21 cm.

En fait, pas autant que ça. Permettez-moi de raconter une blague: Un photographe est invité à un dîner chez une New-Yorkaise. En arrivant, il la montre quelques unes de ses photographies. Elle est très impressionnée, lui donne tout genre de compliments, et dit: «Vous devez avoir un très bon appareil photo!» Il est un peu gêné et ne sait pas quoi dire. Tous les invités à la soirée procèdent à un dîner gastronomique glorieux et tout le monde est d’accord qu’il est magnifique. Le photographe est lui aussi d’accord, et dit: «Effectivement, c’était un tour de force majestueux de la haute cuisine, vous devez avoir un très bon four!»

Cela dit, les appareils photo et objectifs de bonne qualité ont toujours été chers, et avant les années 1990, j’avais du mal à les aborder. Je me souviens de l’appareil photo Diana aux années 1975 et que j’étais peu impressionné par son vignettage, aberration chromatique, distorsion, ses voiles de lumière sur le film, et sa netteté introuvable parce que j’avais déjà un Kodak Instamatic X15 qui prenait des photos de meilleure qualité. Tout ce que je voulais, c’était un réflex, si ce n’était pas un reflex Nikon. Ainsi, la tendance en ce moment des appareils comme le Holga, Lomo et autres “toy cameras”, ou encore des logiciels et des «apps» qui répliquent leur rendu/qualité d’image ne fait rien pour moi.

Les appareils numériques sont-ils meilleurs que l’argentique?

Meilleur est un terme relatif, les appareils numériques ont dépassé le film en ce qui concerne la définition, toutefois, cette résolution supplémentaire prend un aspect caméscope/téléphone portable aux formats de tirage au-delà de 60x90 cm, à moins que l’appareil prenne des photos à 24 mégapixels ou plus:

Un ami m’a montré une impression test large de 185 cm d’une photo qu’il a prise à 12 mégapixels avec son Nikon D3. Il y a une roue foraine dans la photo, et l’image numérique, gonflée à ce point-là, décrit le cercle de la roue en «marches d’escalier», ce que ne ferait jamais le grain de pellicule, que ce soit un tirage à l’agrandisseur, ou un tirage d’un scan à 4000 ppp gonflé de façon énorme. Je doute que le grain de pellicule soit jamais rendu de façon pixélisée, aux effets marches d’escalier, dans un très grand agrandissement.

Les appareils photo numériques ne semblent pas disposer de la même dynamique d’exposition qu’offrent des films négatifs en couleurs, on l’impression d’avoir moins la possibilité de sortir de détail dans les fenêtres d’images d’intérieur, dans les flammes des photos de cracheurs de feu, avant de bien maîtriser le format de fichier Raw. Une autre chose qui me gène dans la photo numérique, ce sont les hautes lumières dans la photo nocturne, il y a souvent une transition brusque entre les régions grises claire/moyenne vers le blanc pur dans les lampadaires et autres sources de lumière, parfois il y a même une petite frange grise autour du blanc pur.

Cela dit, j’ai été très heureux avec mes réflexes numériques depuis le début de 2009, et mon D90 m’a bien dépanné jusqu’à ce que Nikon a sorti un appareil à 24 mégapixels de taille, poids et prix raisonnable. Ce qui est sûr, c’est que dans quelques années, on ne dira plus «photo numérique», on va dire «la photo». Certainement, dans dix ans, on va prendre des photos à 48, 64, qui sait, à 128 mégapixels en vraies couleurs 32 bits!

—David Henry

Un panorama du Grand Foyer du palais Garnier.

Le côté occidental du Grand Foyer du palais Garnier. Le Grand Foyer fut conçu par Charles Garnier comme les galeries des châteaux de l’âge classique. Cette photographie fut commandée par le musicien hollandais Jan Mulder, qui l’a fait tiré à 11x36 mètres comme arrière fond sur scène pour ses concerts. Regardez ce panorama derrière les musiciens lors de l’un des concerts de Mr. Mulder.

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