A car on fire in next to the Louvre Museum in Paris.

Les membres de SOS Éducation entendus sur le dossier des enseignants sans élèves

La mobilisation des 64.000 membres de SOS Éducation contre le scandale des professeurs sans élèves a duré tout au long des mois d’octobre et de novembre, jusqu’au vote des députés venant conclure l’affaire.

C’est le 29 juin 2005 que Jean-François Copé, le ministre délégué au Budget, avait annoncé qu’il envisageait d’appliquer la nouvelle loi de finances et de supprimer 800 postes de professeurs mis à la disposition d’associations aux activités douteuses et ne donnant donc aucun cours.

La panique éclate alors dans les milieux associatifs et syndicaux: s’ils ne disposent plus gratuitement d’enseignants, comment conserver leur influence sur le système scolaire? Qui se chargera de la propagande en faveur des nouvelles pédagogies? Comment continuer à faire progresser leurs idées dans les IUFM, chez les enseignants et chez les éditeurs de livres de classe? Comment aider les syndicats à organiser la contestation? Car il est évidemment pas question pour eux de fonctionner autrement qu’en prélevant leurs ressources sur celles de l’État. Quelle personne avisée irait envoyer des dons à des organisme dont le but est de saper l’école?

Alors que l’école s’enfonce encore dans la crise et que les banlieues brûlent, les grands syndicats d’enseignants continuent de bloquer la mise en oeuvre des réformes. Heureusement, avec l’intervention des membres de SOS Éducation, le gouvernement supprime 800 postes d’enseignants qui travaillent, dans des associations aux buts contestables, et très souvent de mèche avec les syndicats.

—publiée dans SOS Éducation, couverture, décembre 2005.