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Les Américains de Paris Read this page in English

Le 2 juillet 2008, George Bensoussan, Catherine Bastière et l’équipe Expand Drama m’ont filmé et interviewé pour leur documentaire sur les Américains à Paris, intitulé «Les Américains de Paris». L’équipe de montage s’est bien amusé en insérant des dizaines de mes photos de Paris et des manifs aux États-Unis au début, à la fin, et un peu partout dans l’émission, qui a passé sept fois sur NRJ Paris en novembre 2008 et maintes fois par la suite. Ceci est une version abrégée de l’émission, ci-dessous j’ai mis le texte que j’ai écrit à la demande de Georges Bensoussan, qui fut considérablement condensé et raccourci.

Je m’appelle David Henry, je suis américain et je vis à Paris. Je suis venu à Paris en septembre 1996, je venais pour découvrir la vie en France, au début, je pensais rester un ou deux ans. Passé quelques mois, il a fallu trouver du travail, ce que j’ai fait au printemps 1997. J’ai eu ma première grande parution de photographies dans un , pour un éditeur britannique en 1998.

Un photographe en train de marcher sur sur la rue des Barres.

En train de me promèner sur la rue des Barres derrière l’église Saint-Gervais pendant que le caméraman me filme.

Et puis, George W. Bush est devenu président en janvier 2001, ce qui a vraiment changé le climat politique aux États-Unis. J’avais déjà connu douze ans de régime républicain, de 1980 jusqu’en 1992. J’ai vécu cette période comme un exil interne… Peu après l’élection de Ronald Reagan tout genre de subventions furent coupées et on était choqué de voir de plus en plus de SDF dans la rue. Dans les années 1970, quand j’étais adolescent, on voyait quelques SDF, mais il y avait toujours une explication plus ou moins compréhensible pour laquelle la personne était sans abri.

David Henry en vidéo:

Donc avec un président Bush de nouveau, ça ne me disait pas de rentrer aux États-Unis, j’ai déjà vécu l’exil interne et je préfère le vrai. Ensuite, sont venus les événements du 11 septembre 2001. C’était grave et lamentable, mais l’administration Bush a choisi carrément la mauvaise réponse.

On a eu notre petite guerre en Afghanistan, très bien, parce que c’était là où se trouvait Oussama Ben Laden et ses Talibans. Mais faire la guerre en Iraq était complètement insensé, fabriqué de toutes pièces. En gros, les attentats à New York et Washington ont donné une raison d’être au régime Bush, lui donnant des prétextes d’installer un climat de peur et distraire la population de son manque de vision. Je n’avais plus franchement aucune envie de rentrer et vivre aux États-Unis après le 11 septembre.

Un photographe à Paris avec son Nikon F4.

Sur les berges de la Seine, sur l’île Saint-Louis, je regarde vers Notre-Dame.

J’aime bien les grandes villes pour leur côté cosmopolite, par contre je trouve les grandes villes américaines écrasantes à cause de leurs gratte-ciels. À New-York, il y a des vastes régions où le soleil ne touche pas la chaussée, tellement les bâtiments sont grands. Au centre-ville, il n’y a pas grande chose d’intéressant pour madame ou monsieur tout le monde: au rez-de-chaussée ce sont des banques, des cabinets d’avocats, d’assureurs, etc.

J’aime Paris parce que c’est une grande ville, une métropole, l’un des centres du monde. Les artistes en tournée vont pour la plupart faire une escale (ce n’est pas forcément le cas à Boston d’où je viens), et on peut voir le monde entier tout en restant à Paris. Mais à la différence de New York, on n’a pas l’impression que Paris soit une grande ville: tout est à l’échelle humaine, on fait de longues promenades et on passe de quartier en quartier, ça change d’ambiance un peu mais on est toujours dans la même ville. Même dans les quartiers financiers il y a de quoi intéresser les gens ordinaires au niveau de la rue, des cafés, restaurants, fleuristes, boutiques, etc.

Un photographe en train de prendre une photo avec son Nikon F4.

Une autre photo de moi avec mon F4, l’appareil haute-gamme, dernier crie de Nikon sortie en 1988.

Dans les derniers soixante ans, l’urbanisation américaine a été faite autour de la voiture. Dans la plupart des villes et autres agglomérations aux États-Unis, il faut conduire cinq minutes pour acheter le moindre stick de chewing-gum ou un journal. Paris est très praticable à pied et à vélo, et je me sens plus à l’aise dans la texture urbaine de Paris, des gens à tour de bras, des commerces et ressources partout.

Je n’avais jamais vécu de la photo à Boston, la vie est chère, le matériel photo aussi, et je faisais des boulots alimentaires. Je ne suis pas très doué pour le marketing «actif», c’est-à-dire la prospection, j’ai du mal à deviner ce qui peut intéresser les gens et j’ai toujours peur de les embêter. Par contre, il paraît que je suis fort pour ce qui est le marketing «passif», ce que je fais avec mon site web que j’ai commencé il y a dix ans.

Une émission chinoise sur le phénomène da Vinci Code à Paris.

Regarder des extraits d’une émission télé sur le Da Vinci Code dans laquelle j’ai participée.

Le grand bond en avant, pour moi, fut la prises en été 2004 pour l’édition illustrée du roman Le da Vinci Code, sortie novembre 2004. Quelques semaines après avoir pris les photos, je les ai mises sur mon site web, les gens cherchaient déjà des images sur les thèmes évoqués dans le livre, et ça m’a fait venir beaucoup de visiteurs sur le site web. Le livre était une «idée cadeau» de Noël 2004, ce qui à drainé encore du monde sur mon site. Le film basé sur le roman est sorti en mai 2006, et là, c’était la folie!

Ensuite j’ai vendu et revendu les photos maintes fois. Autrement ce projet a fait monter mon site dans les moteurs de recherche. La plupart de mes affaires viennent aujourd’hui grâce à mon site web, et je dois ce succès au Da Vinci Code. Donc on peut dire que c’est mon séjour à Paris qui m’a permis de devenir photographe professionnel.

—David Henry

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